Samedi 25 octobre 2014 à 20h00
 Notre Dame des Coteaux et de la Plaine (Beaupuy)

TRAVIATA
ou la rédemption d’une femme
opéra en 3 actes de Giuseppe Verdi d’après le roman La Dame aux camélias, d’Alexandre Dumas fils.
Adaptation: Liliane Mazeron

avec
Le narrateur: Xavier Béja,

Violetta Valéry: Isabelle Philippe, Alfredo Germont: Bruno Robba, Giorgio Germont: Jean-Jacques David, Flora : Martine Lecoeur , Gaston : Lionel Muzin, Le Docteur : Simon Solas, Annina : Yuko Matsuo 
Les invités : Marie Varlet, Geneviève Busch, Gilbert Chatenoud, Vincent Brun

Stéphane Spira, piano 

 

 

 

 

 


Présentation

Le drame romanesque qui se joue dans la Traviata est d’autant plus intense que Verdi a situé chaque acte dans un contexte paradoxal de danses, valses et fêtes.

Dans cette adaptation originale de la Traviata par Liliane Mazeron, la partition vocale interprétée par les chanteurs, alterne avec la partition théâtrale (extraits) de "La Dame aux Camélias" d'Alexandre Dumas fils, interprétée par le comédien Xavier Béja.
La partition orchestrale est jouée au piano par Stéphane Spira.

Ce parti-pris artistique confère au drame "une intimité et une proximité plus humaines".

"La valse sous toutes ses formes porte l’opéra presque constamment, faisant tourner les corps et les cœurs."
 

Le livret

Lors d’une de ses nombreuses fêtes où elle est entourée de ses amis et de son protecteur et amant, le baron Douphol, Violetta Valéry, courtisane célèbre, rencontre le jeune provincial Alfredo Germont, par l’entremise de son ami Gaston.

Elle abandonne les salons et les aristocrates qui l’entretiennent pour vivre le grand amour avec le jeune homme dans une propriété de campagne.

Mais le père d’Alfredo, Giorgio Germont, vient rendre visite à la jeune femme et lui demande de renoncer à son fils, car leur liaison scandaleuse compromet le mariage de la sœur d’Alfredo.

Violetta cède, la mort dans l’âme, à ses injonctions et reprend sa vie de courtisane sans rien révéler des raisons de ce changement à Alfredo.

Ce dernier, meurtri, l’humilie en public, lors d’une fête chez Flora Bervoix, amie de Violetta.

Il apprendra la vérité de son père lui-même et la retrouvera, mais trop tard :Violetta, malade et épuisée, meurt dans ses bras.

 

Note d'intention du metteur en scène

Traviata, ces trois syllabes sonnent comme des clarines à nos oreilles et à notre mémoire : une femme apparait, qui s’appela d’abord « Dame aux camélias », sous la plume d’un écrivain français, fils de l’illustre Alexandre
Dumas et portant le même nom. Et voici que quelques années après, Verdi, séduit par la belle et
triste Dame, lui offre à son tour un écrin fabuleux dont le retentissement passe de beaucoup, à
notre époque, celui de Dumas fils. Pourtant, quelle histoire, quelles larmes et quelle écriture que
celles d’Alexandre ! Donc, le spectacle est à deux voix, musique et littérature s’enrichissant l’une
l'’autre. La surimpression de Marguerite Gauthier (elle-même évocation de Marie Duplessis ) et de
Violetta Valery d’une part et de Armand Duval et d’Alfredo Germont de l’autre, se fait naturellement
en passant du texte parlé au discours musical ( et ne laissera peut-être pas d’intéresser un public
proche de Paris et de Bougival - où les amants séjournent au 2ième
Le comédien dans le rôle d’Armand se remémorant avec fièvre les évènements jalonnant leur
amour, offre ainsi aux auditeurs français une traduction de l’Italien légèrement décalée dans le
temps et l’atmosphère poétique. La trame de l’opéra établie par le librettiste différant sensiblement*
de celle du roman, les textes ont été choisis et découpés en parallèle avec les scènes de l’opéra
(avec très peu de modifications de la prose d’origine). Ils les précèdent souvent et en affinent les
correspondances.

Le parti-pris d'accompagner ce spectacle au piano n’est pas que de commodité, il donne au drame une autre échelle, une intimité et une proximité plus humaines. 

Dans sa partition, G.Verdi a tout exprimé par la beauté avec justesse et précision : les situations,
les caractères, les passions, la joie, la souffrance. C’est pourquoi la direction musicale comme la mise
en scène se veulent exactes, naturelles, profondément sincères, la ligne vocale simple, loin des
stéréotypes parfois liés à l’opéra. Ce parti- pris, loin d’exclure le rythme du récit, la beauté du chant
et l’expression des passions est à notre sens, propre à toucher profondément les publics de notre
temps.

Nous privilégions, et cela peut paraître étrange, l’atmosphère et le décor d’une église pour cette
adaptation. (La mise-en-scène l’occupera d’ailleurs entièrement, jouant au milieu du public et
avec lui) Nous justifions ainsi de son sous -titre mais surtout du désir de l’assortir aux intentions
d’A.Dumas et à l’Art grandiose de Verdi: cet Amour absolu, «Amour à mort » n’est-elle pas une
étincelle divine octroyée à l’humanité et ce qu’il y a de meilleur en elle ?

LILIANE MAZERON, adaptation, mise en scène